Notre corps s'adapte aux conditions qui lui sont offertes. Si nous sommes actifs et bougeons beaucoup au quotidien, nous entraînons nos muscles et ils se renforcent. Cela stabilise notre système musculo-squelettique et maintient les os, les tendons et les ligaments dans des positions physiologiques. En cas d'inactivité prolongée, cette performance musculaire diminue, nous devenons moins efficaces et notre corps a plus de mal à maintenir toutes les structures anatomiques dans des positions saines.
Ces adaptations physiques comprennent une composante neurologique et musculaire. Nos muscles et notre système nerveux adaptent leur activité aux exigences de la vie quotidienne et de l'entraînement. Si notre corps est placé dans des positions qui sollicitent défavorablement les muscles, les tendons et les articulations, une adaptation similaire des fonctions corporelles se produit. Notre système musculo-squelettique recherche alors des stratégies compensatoires pour prévenir les lésions des structures corporelles clés et effectuer un mouvement de la manière la plus physiologique et la plus indolore possible.
C'est précisément ce qui se produit souvent en cyclisme. Si le vélo n'est pas parfaitement adapté aux besoins physiques du cycliste, le système musculo-squelettique recherche des stratégies compensatoires. Celles-ci peuvent inclure des mouvements d'évitement des genoux, des rotations du bassin ou des transferts de poids. Si ces mécanismes permettent d'éviter la douleur, l'efficacité du pédalage et donc les performances en pâtissent généralement. En revanche, si une position assise non physiologique ne peut être compensée qu'au prix d'efforts importants, des douleurs et, dans le pire des cas, des blessures en résultent.
La douleur ne se manifeste pas toujours dans la région du corps où elle apparaît. Les blocages et les désalignements se propagent souvent aux articulations et provoquent des douleurs dans des zones totalement différentes. Une évaluation précise et individualisée, réalisée par les sciences du sport, de la mobilité articulaire et des fonctions corporelles constitue la base de l'adaptation du vélo pour identifier précisément les zones problématiques.